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Vos droits pendant la grossesse et l’accouchement

Connaissez vous vraiment vos droits, lorsque vous êtes enceinte? Au moment de l’accouchement? Oseriez vous les faire valoir? Testez vos connaissances!

Alors, allons-y! VRAI OU FAUX ?  

Je ne peux pas vraiment choisir qui sera mon médecin durant la grossesse, je suis déjà chanceuse d’en avoir un...

FAUX ! Tout d’abord, vous avez entièrement le droit de choisir la personne qui assurera votre suivi de grossesse. Ainsi, vous pouvez être accompagnée par un médecin omnipraticien, de famille ou généraliste. De plus, vous pouvez aussi choisir un obstétricien-gynécologue, selon vos préférences. Par ailleurs, une infirmière clinicienne spécialisée peut également assurer ce suivi. Évidemment, la sage-femme demeure aussi une option pleinement reconnue et accessible. Ensuite, il est important de savoir que ce choix n’est jamais définitif. En effet, vous pouvez changer de spécialiste à tout moment durant la grossesse. D’ailleurs, ce changement est possible même au moment de l’accouchement. Si vous avez une accompagnante à la naissance, celle-ci joue un rôle clé. Concrètement, elle peut vous guider et vous informer avec bienveillance. Finalement, elle vous aide à choisir un professionnel aligné avec vos valeurs, vos besoins et votre vision de la naissance.

Le médecin/la sage-femme est la meilleure personne pour me dire ce que je devrais faire en cas de pépin.

FAUX ! D’abord, un médecin ou une sage-femme ne devrait jamais vous dire quoi faire. En effet, aucune décision ne devrait être imposée durant votre suivi de grossesse. Ainsi, en principe, tout bon médecin, ou autre spécialiste, a un rôle bien précis. Plus précisément, il se doit d’exposer clairement toutes les possibilités qui s’offrent à vous. De plus, il doit présenter les options de façon neutre et respectueuse. Par ailleurs, chaque option doit être expliquée avec ses avantages. De même, les désavantages doivent être exposés honnêtement et sans pression. Ensuite, l’objectif demeure toujours de vous laisser un véritable choix. D’ailleurs, ce choix doit respecter votre rythme, vos valeurs et votre intuition. Finalement, il est essentiel de le rappeler avec force. VOUS êtes, sans aucun doute, la meilleure personne pour décider.

Les médecins/sages-femmes n’ont pas tous (toutes) les mêmes façons de faire.

VRAI ! Tout d’abord, il est important de savoir que les médecins n’ont pas tous la même approche pour solutionner un problème de santé. De même, les sages-femmes n’utilisent pas toutes les mêmes méthodes. Certes, ils doivent respecter un ordre professionnel qui les guide, mais à l’intérieur de ce cadre, ils disposent d’une certaine marge de manœuvre. Par exemple, certains médecins sont plus favorables et à l’aise avec l’accouchement vaginal après une césarienne (AVAC) que d’autres. Ensuite, il est toujours possible de demander un deuxième avis sur des points qui vous interpellent ou avec lesquels vous n’êtes pas d’accord. De plus, une accompagnante à la naissance peut être extrêmement utile. Elle vous informe sur toutes les options disponibles et vous guide vers des spécialistes correspondant à votre vision. Enfin, elle connaît souvent de nombreux professionnels et facilite la rencontre avec celui ou celle le plus à l’aise avec votre situation.

À l’accouchement, mes autres enfants peuvent être présents si je le souhaite.

VRAI ! Tout d’abord, vous avez pleinement le droit d’être accompagnée par les personnes de votre choix tout au long de l’accouchement. Toutefois, certains hôpitaux appliquent parfois des politiques plus restrictives, mais cela ne doit jamais limiter votre liberté de choix. En général, la plupart acceptent facilement deux personnes accompagnatrices durant l’accouchement. Cependant, vous pouvez demander la présence d’autres personnes si vous en ressentez le besoin. Par conséquent, il est toujours recommandé d’en discuter avec votre fournisseur de soins pour clarifier la situation. Ensuite, dans les maisons de naissance, il n’existe généralement aucune restriction concernant le nombre de personnes présentes. Ainsi, vous pouvez planifier votre accouchement librement en concertation avec votre sage-femme. De plus, votre accompagnante à la naissance peut vous aider à rédiger un plan clair et veiller à ce qu’il soit respecté, notamment pour les personnes que vous souhaitez avoir à vos côtés.

À l’accouchement, je devrai me faire examiner par plusieurs personnes.

FAUX ! Tout d’abord, vous avez le droit de demander que les examens soient réalisés par une seule personne. De plus, vous pouvez limiter le nombre d’intervenants différents qui pratiquent ces examens. Ensuite, il est également possible de refuser qu’un examen soit fait si vous jugez qu’il n’est pas nécessaire. Par ailleurs, vous pouvez demander à être prévenue au moins quinze minutes avant chaque examen afin de vous préparer tranquillement. De surcroît, votre accompagnante à la naissance joue un rôle essentiel pour maintenir une ambiance sereine dans la salle d’accouchement. En effet, elle peut aider à diminuer le va-et-vient du personnel médical et ainsi préserver un maximum d’intimité. Enfin, elle peut rappeler avec bienveillance vos souhaits au personnel concernant le nombre de personnes qui vous examinent, tout en veillant à votre confort et à votre sécurité durant toute la naissance.

Avant chaque intervention médicale, mon fournisseur de soin se doit de m’exposer les avantages et les risques de celle-ci, et de me laisser décider si je veux y avoir recours.

VRAI ! Tout d’abord, on ne devrait jamais vous faire d’interventions sans demander votre avis. En effet, c’est votre corps, votre accouchement, votre famille, votre bébé et votre vie. Ainsi, cela inclut toutes les interventions possibles : moniteur fœtal continu ou intermittent, touchers vaginaux, soluté, antibiotiques, péridurale, sonde urinaire, césarienne, forceps, ventouses, traction du bébé ou du placenta, massages utérins, injections d’ocytocine synthétique et rupture artificielle des membranes amniotiques. Ensuite, votre accompagnante à la naissance vous a préparée à toutes les interventions susceptibles de vous être proposées. De plus, elle vous a aidée à rédiger votre plan de naissance, consignant clairement vos désirs. Ainsi, elle vous soutiendra durant tout l’accouchement, fera respecter vos souhaits autant que possible, rappellera au personnel de consulter votre plan et sera présente pour répondre à toutes vos questions au moment voulu.

Normalement, je dois pousser en position couchée sur le dos.

FAUX ! Tout d’abord, vous avez le droit de pousser dans la position de votre choix : à genoux, à quatre pattes, debout, penchée, en squat, sur un banc de naissance, sur le côté ou couchée. En effet, personne ne devrait vous forcer à adopter une position qui ne vous convient pas. Par ailleurs, chaque position peut être ajustée selon votre confort, votre énergie et vos besoins physiques. Ensuite, votre accompagnante à la naissance pourra vous aider à expérimenter différentes positions pour trouver celles qui vous conviennent le mieux. De plus, elle vous rappellera constamment que vous pouvez vous placer comme bon vous semble et que votre corps est maître de ses mouvements. Ainsi, elle vous encouragera dans toutes vos démarches et veillera à ce que vous ne soyez jamais seule, sauf si c’est précisément ce que vous souhaitez pour vivre votre accouchement sereinement et en confiance.

Il n’est pas nécessaire que j’attende l’autorisation du médecin avant de quitter l’hôpital.

VRAI ! Tout d’abord, vous avez le droit de quitter l’hôpital ou la maison de naissance sans attendre la “permission” du médecin, si vous pouvez prendre une décision éclairée. En effet, le personnel doit d’abord vous expliquer les raisons pour lesquelles il recommande de rester, ainsi que les bénéfices et risques d’un départ anticipé. Ensuite, si vous choisissez de partir malgré l’avis médical, il est possible qu’on vous demande de signer un formulaire de refus de traitement ou de départ contre avis médical. Par ailleurs, votre accompagnante à la naissance peut vous soutenir dans cette démarche, s’assurer que vous comprenez bien l’information et que vous êtes confortable. De plus, elle veille à ce que vous n’ayez plus besoin de son soutien immédiat. Enfin, vous disposez de nombreux droits pendant la grossesse et l’accouchement. Il est utile de consulter le dépliant Grossesse et accouchement – Droits des femmes de l’ASPQ et de demander de l’aide si vos droits ne sont pas respectés.

Auteure : Alexandra Toupin, accompagnante à la naissance.

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